Élixirs et soins du visage de L’Art des Sens présentés à l’institut de Marrakech
Peau · Climat

Pourquoi votre peau change à Marrakech

Beaucoup de personnes qui s’installent ici constatent la même chose : leur peau ne se comporte plus pareil. Ce n’est pas une impression, et cela s’explique.

Une peau qui tiraille en fin de journée, un fond de teint qui ne tient plus, des zones qui brillent alors qu’elles ne brillaient pas : le changement est réel, et il tient à quatre facteurs qui agissent ensemble.

Un soleil qui ne prend pas de vacances

À Marrakech, l’ensoleillement est important toute l’année, y compris en hiver, où le ciel dégagé et la douceur font oublier que les UV sont là. C’est précisément ce qui rend l’hiver traître : on se protège l’été, on oublie en janvier.

L’exposition cumulée, celle des trajets et des terrasses plus que celle des plages, est le premier facteur de vieillissement prématuré de la peau et d’apparition de taches. C’est aussi le plus facile à corriger : une protection solaire portée quotidiennement fait davantage pour une peau que n’importe quel soin appliqué ensuite.

Un air sec, qui prélève de l’eau

Le climat est aride, et un air sec tire l’humidité de tout ce qu’il touche, votre peau comprise. C’est ce qui explique le paradoxe qui déroute le plus : une peau peut être grasse et déshydratée en même temps.

Les deux notions sont différentes. Une peau grasse produit beaucoup de sébum : c’est un type de peau. Une peau déshydratée manque d’eau : c’est un état passager, qui peut toucher n’importe quel type. Et quand une peau manque d’eau, elle produit souvent plus de sébum pour compenser.

D’où l’erreur classique, celle que nous voyons le plus souvent en cabine : constater que ça brille, attaquer avec des produits asséchants, et aggraver exactement ce qu’on voulait corriger.

Une eau calcaire

L’eau du robinet est dure dans la région. Se laver le visage à l’eau calcaire dépose des minéraux sur la peau et rend les nettoyants moins efficaces, ce qui pousse à en mettre plus, donc à décaper davantage.

Ce n’est pas dramatique, mais c’est un facteur d’inconfort constant, souvent invisible parce qu’on ne pense jamais à l’eau. Si votre peau tiraille juste après le nettoyage, regardez d’abord de ce côté avant de changer de crème.

Des écarts jour-nuit marqués

Les variations de température entre le jour et la nuit, très nettes hors saison, demandent à la peau une adaptation permanente. Ajoutez la poussière fine, portée par le vent, qui se dépose sur le visage au fil de la journée et se mêle au sébum.

Ce qui change réellement quelque chose

Nettoyer en douceur, sans décaper. Le soir suffit pour un nettoyage complet ; le matin, l’eau seule ou un geste très léger convient à la plupart des peaux. Si votre visage tiraille dans les minutes qui suivent, le produit est trop agressif. C’est le seul signal à écouter.

Distinguer hydrater et nourrir. Ce sont deux besoins distincts. Hydrater apporte de l’eau et la retient ; nourrir apporte des corps gras qui renforcent la barrière de la peau. Ici, la plupart des peaux ont besoin des deux, et beaucoup de routines n’en font qu’une.

Protéger du soleil, toute l’année. C’est le geste au meilleur rapport effort/résultat, et de loin. Y compris les jours où l’on ne sort « que » pour aller travailler.

Ne pas multiplier les actifs. Sous ce climat, une peau déjà sollicitée supporte mal l’empilement de produits actifs. Une routine courte, tenue tous les jours, bat une routine ambitieuse abandonnée au bout de trois semaines.

Quand un soin en institut aide

Un soin professionnel ne remplace pas ce que vous faites chez vous : c’est la routine quotidienne qui fait l’essentiel du travail. Il sert à autre chose : à faire le point sur l’état réel de votre peau à cette saison, et à réaliser des gestes qui ne se font pas seule, comme un nettoyage en profondeur ou un massage du visage prolongé.

Sous ce climat, un rendez-vous toutes les quatre à six semaines correspond à ce que nous observons le plus souvent. C’est un ordre de grandeur, pas une règle : une peau jeune et peu exposée s’en passera très bien, une peau qui vit dehors toute la journée en demandera davantage.

À l’institut, nos soins du visage sont construits sur cette logique : commencer par regarder ce dont votre peau a besoin ce jour-là, plutôt que dérouler un protocole identique pour tout le monde.

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